
Peinture
Emily Carr
Peintre et écrivaine canadienne, connue pour ses forêts de Colombie-Britannique et ses mâts totémiques des Premières Nations.
Biographie
Emily Carr a passé presque toute sa vie à Victoria, sur l’île de Vancouver, où elle est née en 1871. Elle a peint les forêts humides de la côte Pacifique et les villages des peuples autochtones qui y vivent : Haida, Gitxsan, Tsimshian.
En 1910, elle part en France avec sa sœur Alice. Après l’académie Colarossi à Paris, elle suit le peintre Harry Phelan Gibb à Crécy-en-Brie, puis en Bretagne. Elle y adopte les couleurs franches et les larges touches des fauves. En 1911, deux de ses tableaux sont accrochés au Salon d’automne. De retour au Canada, son nouveau style est mal reçu. Pendant une quinzaine d’années, elle peint très peu et tient une pension à Victoria.
En 1927, la Galerie nationale du Canada l’invite à une exposition sur l’art de la côte Ouest. Elle y rencontre le Groupe des sept, et Lawren Harris lui lance : « You are one of us. » Suivent ses années les plus fécondes : Indian Church (1929), Big Raven (1931), puis des forêts peintes avec de plus en plus de liberté. Dans ses dernières toiles, comme Odds and Ends (1939), on voit apparaître les souches laissées par l’exploitation forestière.
Après plusieurs crises cardiaques, elle se tourne vers l’écriture. Klee Wyck (1941), qui porte le nom que lui avaient donné les Nuu-chah-nulth, reçoit le prix du Gouverneur général. Elle meurt en 1945. Regardez d’abord Indian Church : une petite église blanche, toute droite, au pied d’une forêt sombre aux formes presque géométriques.
À voir
- Autumn in France
- Indian Church
- Big Raven
- Klee Wyck